Haine entre cultivateurs de Wittes exhumée du passé

La lettre ci-dessous est une lettre écrite en 1850 par quelqu'un qui avait quelques griefs envers ses voisins cultivateurs. 

La lettre est signée mais je n'arrive pas à déchiffrer l'identité de celui qui l'a écrite, peut-être était-il aussi cultivateur et qu'il a signé sous un pseudonyme. Il adresse son courrier à Louis Laigle cultivateur à Wittes. Le cachet de la poste d'Aire-sur-la-Lys date du 21 juillet 1850, c'est un dimanche. Je ne savais pas que la poste travaillait le dimanche... 
La marque CL en rouge indique que c'est une correspondance locale, la taxe de 1 décime confirme qu'entre l'émetteur et le destinataire il n'y a pas une grande distance. C'est curieux d'écrire une lettre pour un destinataire si proche, cela peut indiquer que celui qui l'a écrite avait des intentions peu aimables...
Cette lettre est titrée ironiquement "lettre faire part" (sic). On peut y lire des commentaires peu élogieux sur un couple qui vient de se marier. 
La lettre dans son intégralité.

J'ai retrouvé à cette occasion dans les registres de mariage de Wittes l'acte de mariage grâce aux noms qui sont cités dans cette lettre.
Il s'agit de Louis Lucien Mouflin, né le 25 avril 1819 et de Justine Flore Réant née le 17 juillet 1826.

Début de l'acte de mariage daté du 17 juillet 1850.
Signatures des jeunes mariés, de la famille et des témoins.
L'auteur de la lettre n'y va pas de main morte quand il qualifie la jeune mariée de "la plus fameuse des putains" et le marié "de plus grand voleur". Leurs pères ne sont pas en reste, puisque l'un est un assassin et l'autre le plus fameux brigand du département ! Rien que ça...
On ne peut pas dire que l'auteur de la lettre ait approuvé ce mariage...
L'auteur de cette lettre écrit que l'administration doit être au courant de ce mariage qui selon lui, si on extrapole ses propos, est l'alliance du mal avec le mal... 
Les descendants issus de ce mariage apprécieront l'estime qu'avait un voisin envers leurs ancêtres. Quoi qu'il en soit, on peut dire qu'il y a aujourd'hui prescription. 
J'espère que les descendants des familles Réant et Mouflin seront magnanimes envers moi, simple collectionneur, qui sans le vouloir a exhumé de si mauvaises pensées...



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